Cette affiche est pensée comme une forme de gravure d’entent, et, fidèle à nos habitudes, on n’a pas réussi à choisir entre la lumière et l’obscurité… alors on a décidé de ne pas choisir du tout.
D’un côté, il y a le jour. Du rose, du bleu, une ambiance un peu bonbon qui nous fait penser à l’amour, une version douce. Une main gracieuse tient un briquet d’où jaillit une flamme en forme de cœur, comme si même le feu avait décidé d’être romantique pour une fois. De l’autre côté, on bascule dans le noir et le jaune. Le même dessin, mais plongé dans une atmosphère plus sombre, plus électrique, presque mystique. La main paraît plus mystérieuse, la flamme plus dangereuse, comme si l’image révélait une autre facette d’elle-même à la tombée de la nuit.
L’idée, c’était justement de mélanger le tendre et le brutal, le cœur et l’explosif, un peu comme dans un film de Tarantino finalement. Jouer sur cette frontière floue entre déclaration d’amour et petite étincelle prête à tout faire sauter.
Au fond, ces deux versions sont les deux faces d’une même émotion. Elles se répondent, se complètent, se contredisent un peu, comme le font souvent nos élans amoureux. Et peut-être que c’est ça qu’on avait envie de dire : même dans l’obscurité, il y a toujours un endroit où l’amour continue de brûler.