Cette maison, c’est comme entrer dans l’intimité de cette famille. Iels sont absent·es et pourtant, toute leur vie se devine.
Du salon au bureau, en passant par la chambre, ce désordre soigneusement tenu raconte comment cet endroit s’habite.
Chaque pièce garde la trace de celles et ceux qui y ont vécu, travaillé, rêvé, nous imaginons l’histoire de cette supposée famille, sans chronologie, comme figée.
Il y a quelque chose de très cinématographique dans cet ensemble. On pense au rythme et à l’atmosphère de Wes Anderson, ou à l’ironie, plus discrète, de Jacques Tati.
Chaque objet, chaque détail semble à sa place. On retrouve chez Georges Perec cette attention presque mathématique au quotidien, où rien n’est là par hasard. Les bougies brûlent encore, les pièces viennent de se vider, c’est l’heure de la sieste pour le chien.
Cette maison colorée, cette façade ouverte, raconte des vies qui l’ont habitée et nous invite, à notre tour, à projeter nos propres histoires en la regardant.